Louxor Ville
2008

Après une matinée tranquille autour de la piscine en compagnie de quelques allemands dont l’embonpoint nous rassure sur notre forme physique, nous prenons le ferry pour l’autre rive, celle de la ville. Sur le bac, un jeune homme engage la conversation. A tort, je lui réponds.Bonne occasion de pratiquer un peu mon arabe, mais le gars ne veut plus nous lâcher. On visite le petit musée de la momification, juste à côté de l’embarcadère. Intéressant, mais tout petit en effet. Le plus touchant, ce sont ces deux chats momifiés et enveloppés dans leur mini sarcophage.

On consacre l’après-midi à la visite du temple de Karnak, monumental, chaud, et à la longue fatiguant. Chaque pharaon a voulu y ajouter sa touche, son obélisque plus haut que celui de son prédécesseur. Ces vieilles pierres finiraient par vous écraser de leur hauteur. Ou alors il faudrait s’y poser, à l’ombre d’un pilier, et ne plus bouger.

Le temple était inhabité. Il servait surtout lors de la fête d’Opet, qui avait lieu chaque année vers le 18 juillet. La procession se déroulait sur l’allée des Sphinx entre Karnak et Louxor. Un jour, à n’en pas douter, les touristes auront droit à une reconstitution de la fête sacrée, avec option char ou bateau sur le Nil.
On enchaîne avec la visite du temple de Louxor de nuit, car il ferme à neuf heures. Sous l’éclairage, les frises prennent du relief, et après huit heures, nous sommes presque seuls sur les lieux.
Retour sur la rive des morts par le ferry plein de jeunes rentrant de la ville, comme partout ailleurs, dans la fraîcheur de la nuit. Magique.
