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Les étalages des vendeurs à la sauvette, slips kangourous, chaussettes, et sous-vêtements  dernier cri, ne vous tentent pas. Certains jeunes montrent pourtant un sens aigu du recyclage des parcmètres de la rue Talaat Harb,

qui ont dus être installés par une société étrangère optimiste chargée de régler le problème du stationnement au Centre du Caire. Comme si un parcmètre pouvait remplacer  le gars affecté au secteur, qui se fait quelques guinées en aidant les automobilistes à se garer.Alors, si vous avez un peu de temps, allez acheter du linge de toilette, ou n’importe quel équipement de base, au magasin Omar Effendi. Vous choisissez vos articles au deuxième étage du magasin de la rue Talaat Harb. D’abord, c’est vrai, il faut trouver le magasin, dont les vitrines suggèrent plutôt un entrepôt de télés et d’électroménager. Ensuite, se diriger vers le comptoir dédié aux serviettes, pas celui des vêtements, occupé par une jeune fille qui lit le Coran sous la tablette, ni celui de la literie. Quand vous avez trouvé le bon comptoir et déposé vos articles dessus, un employé complète soigneusement le papier qui sert de bon de commande, y colle les vignettes pour chaque article comme sur une ordonnance, puis vous envoie effectuer le paiement (carte visa acceptée les jours fastes) au magnifique tiroir caisse à l’ancienne qui trône au centre de l’étage (parfois à l’étage inférieur). Le jeune homme de service enregistre le paiement, vous rend votre papier dûment estampillé et vous envoie au rez-de-chaussée où la pile de serviettes vous attend avec le double des bons de commande, que vérifient scrupuleusement trois types chargés de cette besogne.

Le tout prend vingt bonnes minutes, pour trois serviettes et un gant, et je suis seule dans le magasin… Technique de résorption du chômage ou rituel immuable de cet ancien magasin d’Etat ?

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Une réponse vers “Achats rue Talaat Harb”

  1. Nagui a dit

    Bravo pour la photo. tu as l’oeil! eh oui, heureusement que les omar effendi sont entrain d’être privatisés parce que ces grands magasins étaient jadis le lieux où l’elite de la société egyptienne allait pour s’acheter tous les produits venants d’europe dans les années 50. Maintenant, c’est devenu un lieu de désolation. Je ne suis pas encore allé voir ceux qui ont été privatisés. Mais c’est quand même à voir.

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