Ismaïlia

2008

 

 A deux heures du Caire. Sur la route on voit le désert se construire peu à peu, nouvelles cités, nouveaux « resorts » pour riches. Un panneau indique en lettres géantes : « Le rêve », surgi du désert. Une seule construction – la maison témoin ?- occupe l’immense espace réservé pour Le rêve. Un promoteur francophile ? Non, me dit mon collègue, c’est juste que The Dream était déjà pris. Je me disais aussi… En attendant, le Rêve ressemble plutôt à un cauchemar. Lisez la suite de cette entrée »

On apprend dans Al Ahram Hebdo du 19 mars, mais on l’avait déjà pres-senti (senti de près), qu’il y a 148 000 taxis au Caire. Par un système de prêt facilitant l’achat de véhicules neufs fonctionnant au gaz naturel, le Ministère de l’Environnement espère en remplacer 40 571 qui sont antérieurs à 1980. On admire la précision des chiffres.

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Arrivées jeudi soir après le coucher du soleil. Devant l’entrée il faut balayer les fleurs de bougainvilliers fanées, qui font un petit tas rose tout léger, mélangé à un peu de sable. Puis on va nager un peu, et se remplir les narines d’eau salée.

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Comment obtenir le permis de conduire en Egypte ? Réponse : en allant passer l’examen avec la plus petite voiture possible. Théoriquement, pour conduire en Egypte, il faut un permis de conduire. Que l’on passe après avoir appris à conduire avec qui on veut.

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Au nord-est de la Citadelle, nous descendons du grand boulevard vers le cimetière des sultans mamelouk, où on ne s’attend pas à trouver un vrai havre de paix, un village sans voitures, des tombes intégrées aux habitations, mais pas vraiment d’habitations dans les tombes, qui sont peintes en jaune, ocre ou vert, avec des touches de mauve. Lisez la suite de cette entrée »

La « Zan Al Settat », c’est la ruelle des femmes à Alexandrie, une petite coquetterie, qui donne comme par hasard sur la rue de France. Ça déborde de tissus, de foulards, d’épingles à foulards, c’est mauve, rose, jaune, ça brille, c’est la Zan El Settat. Lisez la suite de cette entrée »

J’ai découvert récemment sur le boulevard Kasr El Eini, où je passe tous les jours depuis des mois, une minuscule boulangerie qui ne paye pas de mine. On a l’impression de pénétrer directement dans la pénombre du fournil. Lisez la suite de cette entrée »

Entre les Pyramides de Guiza et celles de Sakkara, on perçoit celles d’Abousir, monticules de cailloux et de sable qui n’ont pas l’allure de leurs ancêtres, mais présentent l’avantage d’être fermées au public, c’est-à-dire ouvertes, moyennant bakchich et/ou autorisation spéciale du Conseil suprême des antiquités. Lisez la suite de cette entrée »

Est-ce qu’il y a de plus en plus de femmes avec leurs paquets de mouchoirs assises à même le sol ? Ou est-ce que mes yeux les voient mieux qu’avant ? Il y a aussi ceux qui vendent leur poignée de légumes, ou leur kilo de poisson sur le trottoir, et les plateaux de pains baladi portés à vélo sur la tête et posés par terre. A base de blé complet, de couleur grisâtre, ils ont l’air poussiéreux d’avance. Lisez la suite de cette entrée »