La paix des cimetières
11 juin 2008
Au nord-est de la Citadelle, nous descendons du grand boulevard vers le cimetière des sultans mamelouk, où on ne s’attend pas à trouver un vrai havre de paix, un village sans voitures, des tombes intégrées aux habitations, mais pas vraiment d’habitations dans les tombes, qui sont peintes en jaune, ocre ou vert, avec des touches de mauve.

L’endroit est plutôt désert et les rares personnes croisées ne s’intéressent pas à nous. Par les portes entrebâillées, on aperçoit quelques belles cours de terre battue, et parfois un bel arbre qui fait de l’ombre. Sur une place devant un immense monument mamelouk entouré de hauts murs, sans doute le mausolée de Qaytbay, des enfants jouent au foot. Le soir tombe, les sites sont fermés, mais la promenade dans les ruelles offre un contraste saisissant avec le vacarme du boulevard.

On s’engage dans un dédale de ruelles, de placettes occupées par des tombes, que les habitations entourent dans une étonnante harmonie de couleurs. Encore une fois, je suis surprise du sentiment de sécurité absolue qu’on ressent dans ces lieux dépourvus de confort. Il y a bien quelques fils électriques qui pendent entre deux constructions. Sans doute y a-t-il aussi de l’eau. Je ne sais pas.


Finalement, au fur et à mesure qu’on se rapproche du boulevard des vivants, je me dis que je louerais bien deux pièces toutes simples dans ce cimetière, avec une cour et un arbre. La proximité des morts est un gage de paix.


J’aime beaucoup la simplicité de cette dernière phrase “La proximité des morts est un gage de paix”.
j’adore aussi ces lieux de tranquilité !et contrairement a l’idée que s’en font les touristes ,les vivants qui y habitent sont mieux logés que ceux qui vivent dans les cités hlm de Imbaba !