La nuque du sphinx
2008

La première fois que je suis allée voir les pyramides, un samedi matin vers 9h00, j’ai pris un taxi sur la corniche et demandé Al Ahram, ce qui veut dire « la » pyramide. Or il y en a trois, et même plus si on compte celles des reines, épouses de Kheops et de Mykerinus. Si bien qu’ignorant le pluriel de pyramide, j’ai dû le répéter en anglais, et me suis retrouvée une demi-heure plus tard face au sphinx, après un petit détour par les vendeurs de tours de chameaux et de balades à cheval. J’avais tout mon temps. C’est le privilège du touriste indépendant. Lisez la suite de cette entrée »

« Il s’agit d’abord de rééquilibrer les relations entre les deux rives », titre cet entretien, dont le sujet principal est l’Union pour la Méditerranée, sur laquelle un accord ne devrait pas manquer d’intervenir après discussions et compromis, inch Allah. Il s’agit d’une interview parue dans un numéro d’ Al Ahram Hebdo de juin 2008. Lisez la suite de cette entrée »
Eloge du cageot
2008

J’aimerais dire la beauté émouvante des objets qui jalonnent les rues du Caire, comme les cageots faits de lattes de canne ou de roseau tressées, plus solides qu’il n’y paraît, les amphores surmontées d’une timbale pour étancher la soif du passant et du riverain, les petites tables à thé en alu et fer forgé accompagnées de l’inévitable chicha, les vélos à tout faire, les charrettes de baladins peinturlurées, comme échappées d’un cirque, les tapis à prière roulés ou déroulés, prêts à l’emploi. Sans compter les plateaux ronds garnis de verres à thé que de jeunes policiers aux guêtres blanches promènent dans les rues le matin, avec la désinvolture des serveurs parisiens. Et bien sûr les marmites à foul qui ressemblent à de gros alambics au secret bien gardé. Lisez la suite de cette entrée »
Le goût du foul
2008

De mes origines paysannes, j’ai gardé le goût des haricots mi-secs cuisinés à la tomate. Mon père les achetait au printemps sur le marché, dans leurs cosses blanches striées de rose, et on les écossait en famille. Leur longue cuisson dans un faitout, avec ail, tomates fraîches et bouquet garni embaumait la maison. Pas étonnant qu’en Egypte, j’aie tout de suite eu le goût du foul, de la marmite de fer luisant dans laquelle il mijote, invisible aux yeux des profanes.
Sharm El Sheikh, le charme du Sheikh… Tout est fait en effet pour que le Sheikh soit charmé et lui seul.
Nama Bay est une côte désertique sur laquelle ont été construits sans souci d’urbanisme des hôtels trois étoiles ou plus. La plage est donc découpée en bandes plus ou moins larges selon la catégorie de l’hôtel qui en a la jouissance.
Coincée entre deux espaces assez vastes sur lesquels on a même réussi à faire pousser quelques massifs de verdure, une plage publique détonne, avec ses transats miteux au touche-touche, et ses parasols qui se cassent la gueule. Lisez la suite de cette entrée »
