LitBawabaChez mon amie F. qui m’héberge pendant deux semaines, le bawab est une bawaba (je préfère écrire ça plutôt que « le portier est une portière »). C’est une petite vieille  au foulard  noué sur la nuque comme les paysannes de tous les pays. Son territoire est composé de deux rues joignant le Four Seasons à la Mère de Dieu, dans le quartier de Garden City. On y croise parfois un très beau cheval décoré d’un harnais de fête. Seul, à l’arrêt, une de ces bêtes qui vous consolent du tohu-bohu de la corniche toute proche et vous rappelle que la ville regorge de paysans déracinés, les Saïdis, comme on les appelle ici, avec ou sans leurs animaux. Lisez la suite de cette entrée »

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La boucherie de Garden City à la veille de l'Aïd

Cet article a été écrit par Amr Bebars

Hussein El Hadad, boucher âgé de 65 ans, pratique cette profession depuis plus de 50 ans. Ce personnage établi à Garden city rappelle aux visiteurs les acteurs Egyptiens Mohamed Réda, Adli Kasseb et Abdel Fatah El Ossari. Difficile de deviner sa profession à sa gallabeya propre et sans tache de sang. Hussein El Hadad est un homme grand, fort et vigoureux. Une tasse de thé à la main, assis derrière une table dans son grand magasin du quartier de Garden city, il attend un de ses rares clients. Son métier ? Boucher. Lisez la suite de cette entrée »

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Un jour, dans le patio du Centre culturel, je me suis assise à une table où mangeaient quelques collègues. En face de moi, en bout de table, un inconnu. C’était Alaa El Aswany. J’avais cherché l’immeuble Yacoubian autour de Talaat Harb sans le trouver. J’avais même visité un appartement minuscule et très sombre, dans l’immeuble de Garden City où il a son cabinet de dentiste. Le simsar Ahmed me l’a fait remarquer du bout des lèvres, au cas où la proximité d’un auteur connu me déciderait à prendre l’appartement. Lisez la suite de cette entrée »

Karima

2009

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Elle est assise bien droite sur le fauteuil encore recouvert de sa housse en plastique, la petite Karima. Elle garde les yeux baissés en signe d’humilité.  Aussi gênée qu’elle, j’écoute ma charmante propriétaire faire l’éloge de sa femme de ménage, qu’elle me propose pour entretenir l’appartement qu’elle vient d’accepter de me louer.

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