
Derviche tourneur : religieux musulman qui effectue des danses rituelles tourbillonnantes. Dictionnaire encyclopédique Hachette
J’aime assez l’adjectif tourbillonnant, pied de nez impertinent à la rigueur du verbe effectuer. Je m’imagine, m’adressant à un « religieux musulman » : Voudriez-vous, je vous prie, m’effectuer une danse tourbillonnante ? Lisez la suite de cette entrée »
L’arrivée à Gaza
2009

“Voici là-bas des arbres, les premiers !- tout un plein vallon d’arbres ; -et voici la mer qui, à l’extrême horizon, commence à s’indiquer par une ligne ;- et, enfin, Gaza, avec ses maisons de terre grise et ses minarets blancs, Gaza, au milieu de ses jardins et de ses bois, presque somptueuse, pour nous pauvres gens du désert, et représentant tout à coup la sécurité, le confort, les communications avec le reste du monde, toutes les modernes choses oubliées.”
Telle est l’arrivée à Gaza décrite par Pierre Loti, un samedi 24 mars 1894, au terme de sa traversée du Sinaï. (voir l’article sur Le désert) Lisez la suite de cette entrée »
Le troisième pilier
2009
On parle beaucoup du deuxième, la prière cinq fois par jour, et du dernier, le jeûne du mois de Ramadan. Le quatrième, le pélerinage, on y pense en voyant les façades décorées. Mais sur le troisième, les informations sont plus rares. Les quelques lignes lues dans les guides n’ont pas suffi à satisfaire ma curiosité. Lisez la suite de cette entrée »
La langue arabe
2009
Au début, c’était comme revenir à l’école primaire pour y apprendre à lire et à écrire avec la maladresse d’un enfant de six ans. Avec le même émerveillement aussi, devant le ج élégant aux allures de danseur et le ص bien lourd, avec son gros ventre et sa queue de scorpion. Je m’inquiétais surtout du sens de l’écriture, mais c’est un peu comme la conduite à gauche en Angleterre, ça donne une impression d’insécurité, mais on s’y fait plus vite qu’on ne croit. Et puis, toutes les lettres sont dessinées pour être écrites en cursive en se donnant la main (ou plutôt la queue) de droite à gauche. Pas moyen de se tromper de sens. Lisez la suite de cette entrée »
Dans le Monde du 14 avril, on apprend que la célèbre Néfertiti, épouse chérie d’Akhenaton, cache un visage de pierre sous sa face lisse de plâtre peint. Le fait était déjà connu, mais grâce aux progrès de l’imagerie médicale, on a pu comparer les deux versions successives du sculpteur et constaté que le nez avait été affiné, certaines rides gommées mais d’autres ajoutées. Il ne s’agissait donc pas d’un embellissement de l’original, mais d’une « personnalisation », affirme le responsable de l’opération. Lisez la suite de cette entrée »
Cafés secrets
2009

Au début, les cafés du Caire m’impressionnaient, surtout ceux qui rassemblent dès le matin des tablées d’hommes fumant la chicha, tout en suivant du regard l’étrangère qui passe entre les chaises débordant sur la rue. Je me contentais d’observer de loin le mélange de nonchalance et d’effervescence qui se dégage de ces lieux de rencontres masculins. Puis, peu à peu, grâce à des amis égyptiens, j’ai appris à connaître les cafés de mon quartier, et à les aimer. J’ai même cessé de me soucier de l’eau avec laquelle le thé était fait, fumé quelques narguilés, et bu de délicieux verres de jus de fruits sans craindre la tourista. C’est que je n’étais plus une touriste. Lisez la suite de cette entrée »
Le désert
2009
Découvert parmi les livres reliés hérités de mon père deux ouvrages sur l’Egypte. Le premier c’est Le désert, de Pierre Loti, qui traversa le Sinaï en 1894 pour se rendre à Jérusalem. Le deuxième, doré sur tranche et illustré de 87 gravures sur bois, s’intitule L’Egypte, dans la collection Bibliothèque instructive, édition de 1883. L’Egypte, pédagogique et bien documenté, vaut surtout pour ses illustrations et sa carte très précise, incluant le Soudan et l’Abyssinie. Mais Le Désert enchante par son style : « il n’y aura dans ce livre (…) rien que la fantaisie d’une lente promenade, au pas des chameaux berceurs, dans l’infini du désert rose ». Lisez la suite de cette entrée »
Bières de Ramadan
2009
Je suis arrivée au Caire en septembre 2007, pendant le Ramadan. Je ne dirais pas que mon installation en ait été facilitée, ce serait mentir, mais les visites d’appartements entre vingt heures et minuit, avec des simsars enfin réveillés, voire survoltés, m’ont laissé quelques souvenirs épiques. J’étais vraiment dans un autre monde, bien loin de la rationalité suisse. J’ouvrais des yeux comme des soucoupes. Et je profitais de l’iftar pour arpenter les rues désertes.

