600px-2_Battle_of_El_Alamein_001Dans la nuit du 23 au 24 octobre 1942 se déroula en Egypte la bataille décisive de la seconde guerre mondiale. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Winston Churchill lui-même : «Avant El Alamein, dit-il en mâchant son cigare, nous n’avons jamais eu de victoire, après El Alamein, nous n’avons jamais eu de défaite !»

C’est une longue histoire, puisque dès décembre 1940, les Anglais avaient attaqué la Libye, alors colonie italienne, depuis l’Egypte, alors protectorat anglais. Les Italiens ont appelé leurs alliés allemands à la rescousse. Et le général Erwin Rommel, surnommé plus tard le « Renard du désert », est arrivé à Tripoli en avril 1941, avec ses soldats et ses chars. Lisez la suite de cette entrée »

GazaArbres

“Voici là-bas des arbres, les premiers !- tout un plein vallon d’arbres ; -et voici la mer qui, à l’extrême horizon, commence à s’indiquer par une ligne ;- et, enfin, Gaza, avec ses maisons de terre grise et ses minarets blancs, Gaza, au milieu de ses jardins et de ses bois, presque somptueuse, pour nous pauvres gens du désert, et représentant tout à coup la sécurité, le confort, les communications avec le reste du monde, toutes les modernes choses oubliées.”

 Telle est l’arrivée à Gaza décrite par Pierre Loti, un samedi 24 mars 1894, au terme de sa traversée du Sinaï. (voir l’article sur Le désert) Lisez la suite de cette entrée »

NefertitiDans le Monde du 14 avril, on apprend que la célèbre Néfertiti, épouse chérie d’Akhenaton, cache un visage de pierre sous sa face lisse de plâtre peint. Le fait était déjà connu, mais grâce aux progrès de l’imagerie médicale, on a pu comparer les deux versions successives du sculpteur et constaté que le nez avait été affiné, certaines rides gommées mais d’autres ajoutées. Il ne s’agissait donc pas d’un embellissement de l’original, mais d’une « personnalisation », affirme le responsable de l’opération. Lisez la suite de cette entrée »

Karima

2009

appart11

Elle est assise bien droite sur le fauteuil encore recouvert de sa housse en plastique, la petite Karima. Elle garde les yeux baissés en signe d’humilité.  Aussi gênée qu’elle, j’écoute ma charmante propriétaire faire l’éloge de sa femme de ménage, qu’elle me propose pour entretenir l’appartement qu’elle vient d’accepter de me louer.

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marchande

“Ils sont accroupis de froid dans les encoignures des portes, ils serrent leurs robes pour dérober leurs jambes et leurs flétries au vent glacé. En toute hâte, ils jettent des palmes supplémentaires sur les toits éventrés des maisons. Dans ces ensembles infinis d’immeubles de brique et de béton inachevés, ils tendent des papiers sombres devant les fenêtres sans carreaux. Comme il fait plus froid dans les maisons que dehors, ils allument des feux de gamelle au bord des trottoirs, autour desquels ils se pressent. C’est le sale hiver du Caire.

En fin de compte, à part quelques millions de pauvres, la pauvreté arrange tout le monde. Elle garantit une main d’œuvre bon marché, elle dompte par nécessité les humeurs belliqueuses, elle entretient l’ignorance, elle rend indispensable l’idée d’un monde meilleur après la mort et, surtout, elle maintient les prix bas pour tous. Elle est l’aubaine quotidienne des politiques, des religieux, des vieux et des nouveaux riches.

Pour la maintenir à tout prix, ils sont disposés à distribuer largement – des couvertures, du pain, du grain, de la soupe chaude, des conseils-, et même à en faire spectacle. La charité coûte tellement moins cher que la justice sociale.”

 

Paul Fournel, Poils de cairote

 

 

Il fait froid au Caire en hiver. Il fait souvent gris et sale, et la vue d’un gamin plongé dans un container à ordures vous met le coeur en vrac.  

 

petitdejtharir

magasinpasdepression

Cet article a été écrit avec Josiane, témoin de la scène, qui l’a publié sur son blog l’an dernier. http://balladeegyptienne.blogspirit.com 

Imaginez : vous êtes une femme d’un certain âge, voire d’un âge certain, et vous vous réjouissez de revenir à Louxor, où vous n’êtes pas allée depuis quelques années. Quels changements ! Rénovations, restaurations, constructions, destructions. Au service du développement touristique. Lisez la suite de cette entrée »

poupeeahlan

A Louxor, les petites filles vendent aux touristes des poupées de chiffon qu’elles doivent fabriquer elles-mêmes, avec l’aide de leur maman qui, elle, vend des accordéons de cartes postales jaunies au soleil. Lisez la suite de cette entrée »

Je voudrais aujourd’hui vous parler des paysans ; en hommage à deux personnes qui me sont chères : d’abord mon père dont j’ai conservé un minuscule agenda, celui de 1957, l’année de ma naissance. A la date du 15 octobre est écrit en lettres majuscules NAISSANCE DE BENEDICTE, puis le 19 Livraison charbon, le 24 Livraison appareil à gaz chauffage, le 25 Livraison Lit. L’agenda etait si petit qu’il fallait rester sobre. Mais  j’y ai découvert, entre deux pages, un morceau de papier plié en quatre,

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 Le 23 septembre, quelles nouvelles de l’Egypte ? Les tunnels sous la frontière avec la bande de Gaza ? Le bilan définitif des morts anonymes restés coincés sous les blocs effondrés du Moqattam ?

Non,  oubliés les habitants du bidonville enfouis à jamais sous d’énormes rochers. Cette fois, la nouvelle est reprise par toutes les agences : 11 touristes étrangers ont été enlevés dans le sud de l’Egypte. Lisez la suite de cette entrée »

Suivant de près la croissance économique démarrée en 2005, le marché égyptien de l’automobile s’emballe : selon les chiffres du Département général du trafic du ministère de l’Intérieur, les ventes de voitures ont augmenté de 154% depuis 2002. En 2006, le nombre de véhicules immatriculés en Egypte atteignait 4,1 millions, dont 48% de voitures privées. Lisez la suite de cette entrée »

Un samedi à Alexandrie, en mémoire de mon père, j’assiste à la messe de huit heures à l’église Saint-Vincent de Paul, avec les dix sœurs bénédictines qui résident encore au couvent, les deux vieux préposés à l’entretien du jardin et des locaux, et trois ou quatre « externes ». L’église est vaste et claire, et la messe dite en français par un prêtre libanais, dans sa version moderne, comprenant l’échange un peu gauche de poignées de mains avec ses voisins de banc, Lisez la suite de cette entrée »

On apprend dans Al Ahram Hebdo du 19 mars, mais on l’avait déjà pres-senti (senti de près), qu’il y a 148 000 taxis au Caire. Par un système de prêt facilitant l’achat de véhicules neufs fonctionnant au gaz naturel, le Ministère de l’Environnement espère en remplacer 40 571 qui sont antérieurs à 1980. On admire la précision des chiffres.

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Est-ce qu’il y a de plus en plus de femmes avec leurs paquets de mouchoirs assises à même le sol ? Ou est-ce que mes yeux les voient mieux qu’avant ? Il y a aussi ceux qui vendent leur poignée de légumes, ou leur kilo de poisson sur le trottoir, et les plateaux de pains baladi portés à vélo sur la tête et posés par terre. A base de blé complet, de couleur grisâtre, ils ont l’air poussiéreux d’avance. Lisez la suite de cette entrée »

 

Un peu fatiguée après une journée de boulot, je franchis sans m’attarder l’entrée de mon immeuble, qu’une dizaine de plantes rachitiques ne suffit pas à égayer. Je dis bonsoir à mon bawab du soir et  monte dans l’ascenseur avec un type que je n’ai jamais vu. Il a un regard très doux. Lisez la suite de cette entrée »

Sur l’immeuble d’en face, des ouvriers travaillent, même le vendredi, même le samedi. Du huitième étage ils font monter des matériaux à l’aide d’une poulie. Au début il n’y avait ni rambarde ni protection aux plateformes des balcons. Lisez la suite de cette entrée »