
Derviche tourneur : religieux musulman qui effectue des danses rituelles tourbillonnantes. Dictionnaire encyclopédique Hachette
J’aime assez l’adjectif tourbillonnant, pied de nez impertinent à la rigueur du verbe effectuer. Je m’imagine, m’adressant à un « religieux musulman » : Voudriez-vous, je vous prie, m’effectuer une danse tourbillonnante ? Lisez la suite de cette entrée »
Cafés secrets
2009

Au début, les cafés du Caire m’impressionnaient, surtout ceux qui rassemblent dès le matin des tablées d’hommes fumant la chicha, tout en suivant du regard l’étrangère qui passe entre les chaises débordant sur la rue. Je me contentais d’observer de loin le mélange de nonchalance et d’effervescence qui se dégage de ces lieux de rencontres masculins. Puis, peu à peu, grâce à des amis égyptiens, j’ai appris à connaître les cafés de mon quartier, et à les aimer. J’ai même cessé de me soucier de l’eau avec laquelle le thé était fait, fumé quelques narguilés, et bu de délicieux verres de jus de fruits sans craindre la tourista. C’est que je n’étais plus une touriste. Lisez la suite de cette entrée »

La boucherie de Garden City à la veille de l'Aïd
Cet article a été écrit par Amr Bebars
Hussein El Hadad, boucher âgé de 65 ans, pratique cette profession depuis plus de 50 ans. Ce personnage établi à Garden city rappelle aux visiteurs les acteurs Egyptiens Mohamed Réda, Adli Kasseb et Abdel Fatah El Ossari. Difficile de deviner sa profession à sa gallabeya propre et sans tache de sang. Hussein El Hadad est un homme grand, fort et vigoureux. Une tasse de thé à la main, assis derrière une table dans son grand magasin du quartier de Garden city, il attend un de ses rares clients. Son métier ? Boucher. Lisez la suite de cette entrée »
Beit Al Suhaymi
2009

En plein cœur du Khan, dans une ruelle qui vous fait remonter le temps de cinq ou six siècles, se cache la plus grande demeure de l’époque ottomane, récemment restaurée.
Elle s’est fait désirer : la première fois, il était cinq heures passées. Le gardien nous aurait bien laissés entrer quand même, si un imam ne s’y était réfugié pour faire la prière du crépuscule. Lisez la suite de cette entrée »


Le désert impeccable des grands hôtels, leurs forêts de colonnes en marbre, leurs plantons gominés au sourire niais, leurs gardes de sécurité à l’entrée ouvrant votre sac en s’excusant, leur clim silencieuse et leur fond sonore de cascades et de fontaines artificielles, leurs galeries marchandes aux prix affichés en dollars, tout cela peut rassurer après un bain de foule et la traversée périlleuse des avenues en étoile autour de Talaat Harb. Lisez la suite de cette entrée »

Le Nouveau Caire, ville nouvelle surgie du désert, à cinquante kilomètres à l’est du Caire. Une ville sans passé, à l’avenir incertain. Pour l’instant, c’est un vaste mélange de sable remué, de béton gris et de brique rouge, qui s’étale autour de futurs quartiers résidentiels singulièrement dépourvus de cette vie grouillante du vieux Caire. Lisez la suite de cette entrée »

Le marché va avec la prière, puisque c’est vendredi. Sous une halle en bordure de trottoir sont rassemblés les hommes à la prière, des vieux, des jeunes, et des passants qui circulent pour se frayer un chemin jusqu’au marché. Lisez la suite de cette entrée »
Au nord-est de la Citadelle, nous descendons du grand boulevard vers le cimetière des sultans mamelouk, où on ne s’attend pas à trouver un vrai havre de paix, un village sans voitures, des tombes intégrées aux habitations, mais pas vraiment d’habitations dans les tombes, qui sont peintes en jaune, ocre ou vert, avec des touches de mauve. Lisez la suite de cette entrée »
Zaballin et Moqattam
2008
Ce matin de janvier, pour la première fois, brouillard épais. Il a plu pendant la nuit. La rue se transforme en grosses flaques noires et les gens en ombres grises. C’est la troisième fois qu’il pleut. La température n’excède pas huit ou neuf degrés. En face du parc, non loin du kiosque qui a perdu ses couleurs coca cola, un container à ordures d’où émerge un gamin de sept ou huit ans. Lisez la suite de cette entrée »
Bancs publics
2008
Finalement, les endroits où l’on respire le mieux au centre du Caire, ce sont les jardins publics le long du Nil (2 livres l’entrée).
Au bord du Nil après le Grand Hyatt sur l’île de Roda, chaque banc est occupé par un couple d’amoureux qui causent à voix basse en regardant passer les felouques qui mêlent leur rythme lent à celui des gros bateaux de croisière. Lisez la suite de cette entrée »
Garden City est un ex beau quartier où ont été construits, au début du siècle, villas avec jardins et immeubles de rapport de quatre ou cinq étages. Le plan de ce nouveau quartier, coincé entre le Nil à hauteur de l’île de Zamalek, et le boulevard Kasr El Eini, a été tracé par des architectes Art nouveau amoureux de la ligne courbe et l’on peut, si on est un peu rêveur, tourner en rond sans fin dans Garden City. Lisez la suite de cette entrée »
