Premier week-end à Alexandrie

2008

  

  Vendredi 9h00, gare Ramsès, facile à rejoindre par le métro, station Moubarak. Prendre les billets la veille. 90 livres, soit 12 euros AR. Aucun départ n’est affiché. Il faut se renseigner, plutôt deux fois qu’une, pour être sûr. Et les numéros de voiture, s’ils sont notés sur le billet, ne le sont apparemment pas sur les wagons. Comme d’habitude. Se renseigner, se démerder, être en avance.

Finalement le voyage se passe sans problèmes. Ne pas descendre à la première gare, dans les faubourgs d’Alexandrie, mais au terminus, d’où l’on peut rejoindre le bord de mer à pied.

            

La corniche est belle, et le vendredi matin la circulation n’est pas trop dense. On marche vers la Grande Bibliothèque, dont l’ancêtre créée par un philosophe grec a été incendiée, dit-on, par l’armée de Jules César. Elle n’ouvre qu’à trois heures. En attendant, on va voir les catacombes. Un taxi nous fait traverser un quartier populaire encombré de marchands derrière leurs étals, de piétons et d’animaux.

Les catacombes de Kom El Chougafa offrent un ensemble unique d’art égypto-romain, Apollon grassouillet à tête d’Anubis et autres mélanges étranges. On retrouve les thèmes funéraires de l’Egypte pharaonique mêlés au culte dionysiaque et aux dieux grecs. La finesse des Egyptiens s’est empâtée chez les Romains.

On revient vers la corniche. A l’ouest de la rade, le fort de Qaït Bey, au pied duquel gisent, au fond de la mer, les restes du célèbre phare. A l’est, la fameuse bibliothèque, que j’ai hâte de voir. Je m’attendais à un bâtiment érigé vers le ciel, comme les quatre tours de la TGB. Surprise : la bibliothèque ressemble à un gros coquillage posé sur le sol, œuvre de l’architecte norvégien Snoetta.

Sa hauteur maximale est de trente trois mètres, sa façade s’étire sur 305 mètres, et sa surface sur 36770 mètres carrés. Onze étages dont le dernier est le bureau du directeur. Les panneaux vitrés diffusent un éclairage indirect parfaitement étudié. Mais le plus frappant, c’est l’absence de lecteurs dans l’espace immense des salles de lecture, qui s’étalent sur sept étages. Pourtant, quel lieu extraordinaire pour un étudiant. Mais peut-être n’y a-t-il pas assez d’étudiants à Alexandrie pour remplir une bibliothèque aussi immense.

             

Nuit au couvent Saint Vincent, habité par une dizaine de soeurs bénédicines, en face de l’église Marie Mina, havre de paix au cœur de la ville. Alexandrie, dès qu’on s’éloigne du bord de mer, c’est aussi une grande ville, mais on y respire tout de même mieux qu’au Caire. Et les taxis y sont un peu moins maniaques du klaxon.

 

Matinée au fort érigé par le sultan mamelouk Ashraf Qaït Bey, à l’endroit occupé autrefois par le phare. C’est le rendez-vous des jeunes et des amoureux. Comme les Pyramides au Caire. Soleil, mer et vent vivifiant. Dans la rade, des bateaux de pêche colorés, et au loin, la silhouette aplatie de la Maktaba Aleskandria. On termine notre visite par le petit théâtre romain tout près de la gare.        

               

La prochaine fois, il faudra traîner dans les rues du souk, visiter le musée aux heures chaudes, et sortir de la ville, vers Aboukir ou El Alamein, pour trouver un bord de mer qui ressemble à une plage et jouer un peu à la bataille navale.

                   

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :