Wadi Degla

2008

    wadideglasoir2.jpg           Wadi Degla  Randonneurs en souffrance, amoureux du silence et de l’odeur minérale du désert, cairotes sans véhicules, voici un lieu pour vous. La première fois, c’était en fin d’après-midi, au mois de janvier ou février. Les ombres s’allongeaient sur le sable de la piste. Nous n’étions pourtant qu’à trente minutes du centre ville. Ma deuxième excursion à Wadi Degla, je l’ai faite au premier jour du printemps, avec mon collègue et ami Erick. Départ à 11h30 par une température dépassant les 30 degrés. Rythme rapide, deux litres d’eau chacun dans le sac. Nous sommes les seuls marcheurs, semble-t-il. On rencontre quelques cyclistes, deux joggers équipés de gourdes-sacs à dos qui testent leur résistance à la chaleur, plutôt faible, car on les dépasse rapidement, et quelques véhicules garées sous l’ombre rare des corniches rocheuses.                                            

            

La brochure, inspirée des State Park américains, indique que cette vallée est un parc naturel et qu’on peut y pratiquer vélo, marche et escalade, y voir des gazelles et autres animaux sauvages, et une flore intéressante.

La flore que nous côtoyons se résume à quelques buissons rachitiques, à l’exception d’une magnifique fleur jaune.

Do no litter sous peine d’amende, évidemment. Pourtant, plus on avance vers le fond de la vallée, plus on rencontre une drôle de flore bleue, jaune, noire ou blanche, de la famille des sacs plastiques, poussés comme nous par le vent, accrochés aux buissons, en attente de dégradation dans cent ans, ou d’un coup de vent plus énergique qui les fera s’envoler, comme des ballons, sur les hauteurs du plateau. Ou encore d’un improbable fonctionnaire gardien du parc chargé par miracle de ramasser les détritus. Mais cela ne fait pas partie, semble-t-il, des nombreux emplois de fonctionnaires prévus. J’en viens à me demander si nous ne sommes pas les seuls, occidentaux trop bien éduqués, à être choqués par ces dégradations.

                                                     

Après douze kilomètres de marche, on atteint le fond de la vallée, qui devait abriter quelques cascades, au vu des plateformes érodées que surmontent deux vasques remplies d’ eau stagnante et de sacs plastiques.

Le retour à la voiture, par plus de 40 degrés, fut un peu éprouvant. Mais on a la sensation d’avoir été lavé par le silence et par le vent.

             wadideglaerickbene1.jpg                      

Pour y aller : prendre l’autostrade qui va de la citadelle à Helwan, puis, avant d’arriver aux cimenteries, faire un U turn pour prendre à droite, vers l’est, une bretelle qui descend vers Zaharat El Maadi, puis longe une rangée de hauts immeubles. Sur cette allée, le Nadi (club) Wadi Degla est  indiqué en arabe sur de grands panneaux carrés en orange sur fond bleu. Longer le club et aller jusqu’au bout, puis suivre le panneau qui indique l’entrée du parc ( Protectorate – Ministry of environment). On peut entrer en voiture, pour ceux qui veulent juste faire la sieste à l’ombre d’une corniche rocheuse.

                        

2 Réponses vers “Wadi Degla”

  1. Colette said

    La magnifique fleur bleue est une OROBANCHE, je dis aussi  » asperge sauvage « . Voir: http://www.idoumou.info

  2. Colette said

    Non, elle est  » jaune  » ! ! !

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