L’IFAO

2008

Visite de l’Institut français d’archéologie orientale, dont j’ai pendant deux mois admiré les jardins depuis la salle de cours qui me servait de troisième bureau -mon premier bureau, puis mon deuxième bureau ayant été successivement l’objet de travaux de réfection et de restructurations diverses-. Bref.

L’IFAO est donc hébergé dans un superbe bâtiment  du 19ème, où vécurent successivement plusieurs princesses et le frère du roi Fouad. L’Etat français acheta le palais en 1907. Le hall d’entrée, aux murs couverts de marqueterie et au plafond si haut qu’on se croirait dans une église, héberge une réceptionniste un peu perdue dans tout cet espace.

A ce grand salon d’apparat succède un deuxième hall qui sert de salle d’exposition et donne, à droite, sur un escalier monumental. Puis, dans l’enfilade, on accède à un autre salon plus sombre, meublé à l’orientale, jouxtant le bureau de la jeune archéologue chargée de la communication. C’est une grande pièce au parquet ciré, meublée à l’ancienne. On peut s’y sentir un peu perdue au début, dit-elle, mais en réalité on y travaille très bien.

Je veux bien la croire. Les hautes fenêtres donnent sur le fameux jardin à la pelouse vert étincelant que j’admirais depuis mon bureau provisoire. Le lieu est inspirant, propice à la réflexion d’un archéologue, à son travail de mémoire.

 En face, une autre porte s’ouvre sur une salle un peu plus grande encore, aménagée en restaurant baptisé « Popote » par les employés. L’atmosphère y est familiale, les gens se servent, un plat unique avec ou sans viande, et s’assoient autour de quatre ou cinq grandes tables, où ils trouvent de la place, à côté de collègues qu’ils ne côtoient pas forcément tous les jours. Employés permanents et archéologues de passage se mêlent.

– Même les égyptiens ont pris l’habitude de manger à treize heures, comme les français, car on bénéficie de tickets moins chers, me dit la jeune femme qui m’a invitée.

Elle est chargée de mettre en place chaque année un plan de formation pour le personnel en fonction des besoins exprimés par les employés et leurs supérieurs.

 C’est un réel plaisir de voir des gens heureux dans leur travail, partageant leur repas dans le salon d’un ancien palais, sans souci de hiérarchie. C’est ainsi qu’on apprend à se connaître et à se respecter.

2 Réponses vers “L’IFAO”

  1. ludo said

    Que de souvenirs…
    C’est vrai que c’est un endroit spécial, un calme rare au Caire.
    Il a aussi ses inconvénients, de mon temps, le principal était la plomberie.
    juste un petit rectificatif, il me semble bien que les murs du hall sont en cuir de Cordoue gaufré et pas en marquèterie.

  2. josiane said

    bon c’est pas tout ça tu reveins quand ?

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