مصدر – Masdar : ville écologique?

2009

Développement durable, écologie, recyclage : ces mots ont-ils un sens en Egypte?

On a peine à le croire quand suffoque sous l’effet de la pollution au centre du Caire, quand on voit les tas d’ordures brûler en plein air au bord des routes dans les quartiers de Sayeda Zeinab et de Fustat, sans parler des autres quartiers populaires où je ne suis pas allée; quand on visite pour la dixième fois le site de Guiza en passant par l’entrée du sphinx, là où les déchets et les bouteilles en plastiques s’accumulent dans les moindres excavations, effondrements sableux ou entrées d’anciens tombeaux moins prestigieux que les trois pyramides; quand on s’avance dans la vallée désertique, Wadi Deegla, pompeusement labellisée « réserve naturelle » et envahie par les sacs plastiques qu’on prendrait presque pour des fleurs, tellement ils pullullent, chassés par le vent au fond de la vallée; quand on se fait déposer, depuis Hurghada, sur une autre « réserve naturelle », superbe langue de sable blond affleurant de la mer turquoise, et qu’on découvre, cinq cent mètres plus loin, un immonde dépotoir, quand…

Je pourrais multiplier les exemples, mais à quoi cela servirait-il? J’aurais pu aussi renoncer à trier plastique, verre et papier, mais j’ai préféré me persuader que je faciliterais un peu la vie des Zaballins, qui ont assez à trier comme cela. En visitant un de leurs quartiers, au pied du Moqattam, j’ai réalisé qu’ils étaient probablement les seuls à s’occuper de recyclage et de développement durable. Insuffisant pour une ville comme le Caire. Trop tard pour revenir en arrière. Il y a de quoi renoncer devant l’ampleur de la tâche. Ville folle, prise dans un cercle vicieux, ville millénaire, fascinante et débordant de partout, pieuvre déployant ses tentacules dans le désert et s’abreuvant dans le Nil.

Ailleurs, les fleurs du désert s’appellent or noir, et donnent naissance à des projets un peu fous, de villes nées de rien, à l’énergie recyclée, comme celle qui commence à faire parler d’elle, aux Emirats arabes unis : Masdar. (lire l’article sur le blog d’un spécialiste du développement durable).

Publicités

2 Réponses to “مصدر – Masdar : ville écologique?”

  1. Sandrine said

    développement durable,écologie, recyclage : des mots de pays riches !
    Après avoir imposé notre modèle de consommation, nous ne pouvons déplorer ces monceaux d’ordures.
    A qui profite le crime ?

  2. Quelle désolation !
    Dommage !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :