LitBawabaChez mon amie F. qui m’héberge pendant deux semaines, le bawab est une bawaba (je préfère écrire ça plutôt que « le portier est une portière »). C’est une petite vieille  au foulard  noué sur la nuque comme les paysannes de tous les pays. Son territoire est composé de deux rues joignant le Four Seasons à la Mère de Dieu, dans le quartier de Garden City. On y croise parfois un très beau cheval décoré d’un harnais de fête. Seul, à l’arrêt, une de ces bêtes qui vous consolent du tohu-bohu de la corniche toute proche et vous rappelle que la ville regorge de paysans déracinés, les Saïdis, comme on les appelle ici, avec ou sans leurs animaux. Lire le reste de cette entrée »

jarres

En plein cœur du Khan, dans une ruelle qui vous fait remonter le temps de cinq ou six siècles, se cache la plus grande demeure de l’époque ottomane, récemment restaurée.

Elle s’est fait désirer : la première fois, il était cinq heures passées. Le gardien nous aurait bien laissés entrer quand même, si un imam ne s’y était réfugié pour faire la prière du crépuscule. Lire le reste de cette entrée »

poupeeahlan

A Louxor, les petites filles vendent aux touristes des poupées de chiffon qu’elles doivent fabriquer elles-mêmes, avec l’aide de leur maman qui, elle, vend des accordéons de cartes postales jaunies au soleil. Lire le reste de cette entrée »

chichathechaises1J’aime voyager léger. A part des foulards et quelques poteries du Fayoum, je n’ai pas acheté grand chose. Il y a pourtant deux objets que je voudrais rapporter en France : un cageot, trop fragile pour être mis en soute, trop encombrant comme bagage à main. Quoique qu’avec Egyptair, ai-je entendu dire, tout est possible.

Le deuxième objet, c’est une de ces tables, disons plutôt tablettes, en fer forgé, juchées sur quatre pieds graciles, sur lesquelles on pose le verre de thé et le verre d’eau, compagnons indispensables de la chicha. Lire le reste de cette entrée »

amphoregardencity 

Amphore, jarre, mots d’un autre âge. Et pourtant il ne m’en vient pas d’autre à l’esprit pour évoquer ces récipients en terre cuite, avec ou sans anses, plutôt sans, discrets points d’eau accessibles à tous au coin des rues, visibles surtout des piétons comme moi. Coincées entre deux voitures, adossées à un arbre, posées sur un support en ferraille, ces amphores rescapées d’un autre temps nous rappellent que la terre cuite conserve mieux que la bouteille en plastique la fraîcheur de l’eau.

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