Finalement, les habitants de Gournah ont préféré leurs masures assises sur les tombes à la cité radieuse de Hassan Fathy. Les maisons étaient pourtant bien belles avec leurs voûtes et leurs murs de brique crue. Rêve d’architecte, qui aurait trouvé un meilleur accueil s’il avait été construit à proximité des colosses de Memnon par exemple. Mais on ne refera pas l’histoire. A présent, ils sont tous relogés à plusieurs kilomètres au nord de la Vallée des rois, dans des constructions en béton joliment peint en rose, étouffantes l’été, glaciales l’hiver. J’ai renoncé à pédaler jusque là avec mon vélo, pour ne pas risque l’insolation. Pourtant, à l’entrée de la route déserte, un immense panneau publicitaire annonce : « Welcome to new Gournah ! ». Lire le reste de cette entrée »

En début d’après-midi, après plusieurs heures sur mon antique vélo rose, la visite du musée l’emporte de justesse sur la sieste sous ventilateur. La chaleur est déjà à la limite du supportable pour qui connaît les hivers alpins.

Le musée de Louxor est clair et moderne, le cheminement y est bien conçu, loin du capharnaum de celui du Caire. On y admire de très belles statues de Thoutmosis III, décidément très gracieux, ce jeune homme au regard doux, que démentent tous les récits des campagnes militaires sans merci qui furent menées par le « Napoléon égyptien », autre nom de Thoutmosis. Mais le décor stylisé de son tombeau est celui que je préfère. Peut-être les sculpteurs l’ont-ils embelli pour s’attirer ses faveurs ? Lire le reste de cette entrée »

En rentrant du musée, je suis partie à la recherche du vieux nouveau Gournah de Hassan Fathy situé sur la rive gauche, quelque part à droite après le chemin de fer, soit à 3 km environ du village ancestral. J’aperçois la façade d’une belle mosquée précédée d’une place. Le village avait été construit en brique de terre crue, plus exactement d’un mélange de terre, d’eau et de paille qu’on appelle adobe, dont les qualités d’isolation sont trois à quatre fois supérieures à celles du béton. Des toits en voûte, destinés à repousser les radiations du soleil, viennent compléter le dispositif. Lire le reste de cette entrée »

Le Sakkara club ne ressemble à rien d’autre qu’à une piscine entourée de pelouses et de bâtiments en construction, autour de laquelle se réunissent les gens de bonne compagnie. Des serveurs aux gestes lents, exercés à ne pas importuner le client par une sollicitude trop appuyée,  vous servent à boire et à manger. Lire le reste de cette entrée »

Je voulais revoir la tombe de Sennefer, tout en haut de Gournah. Une paroi et demie est consacrée aux scènes traditionnelles, Anubis, purification, momification, le reste est un hymne à la vie et à l’amour. Sennefer n’est jamais représenté seul, mais avec son épouse, désignée sous le nom de Merith – l’aimée. Ils se tiennent par la main, elle lui présente des étoffes, une coupe à boire. Sur d’autres colonnes, une petite fille est assise, et comme tous les enfants, retient son papa par le mollet. Ce Sennefer était un doux et un artiste. Le plafond, décoré de grappes stylisées, laisse apparaître le relief de la cavité, pour mieux imiter le mouvement naturel de la vigne vierge sous la brise. Rien de figé ni de froid dans cette dernière demeure, et des couleurs fraîches comme au premier jour.

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