Finalement, les habitants de Gournah ont préféré leurs masures assises sur les tombes à la cité radieuse de Hassan Fathy. Les maisons étaient pourtant bien belles avec leurs voûtes et leurs murs de brique crue. Rêve d’architecte, qui aurait trouvé un meilleur accueil s’il avait été construit à proximité des colosses de Memnon par exemple. Mais on ne refera pas l’histoire. A présent, ils sont tous relogés à plusieurs kilomètres au nord de la Vallée des rois, dans des constructions en béton joliment peint en rose, étouffantes l’été, glaciales l’hiver. J’ai renoncé à pédaler jusque là avec mon vélo, pour ne pas risque l’insolation. Pourtant, à l’entrée de la route déserte, un immense panneau publicitaire annonce : « Welcome to new Gournah ! ». Lire le reste de cette entrée »

En début d’après-midi, après plusieurs heures sur mon antique vélo rose, la visite du musée l’emporte de justesse sur la sieste sous ventilateur. La chaleur est déjà à la limite du supportable pour qui connaît les hivers alpins.

Le musée de Louxor est clair et moderne, le cheminement y est bien conçu, loin du capharnaum de celui du Caire. On y admire de très belles statues de Thoutmosis III, décidément très gracieux, ce jeune homme au regard doux, que démentent tous les récits des campagnes militaires sans merci qui furent menées par le « Napoléon égyptien », autre nom de Thoutmosis. Mais le décor stylisé de son tombeau est celui que je préfère. Peut-être les sculpteurs l’ont-ils embelli pour s’attirer ses faveurs ? Lire le reste de cette entrée »