Le restaurant Mohamed est situé à 100 mètres de la billetterie. La ruelle de terre est peu éclairée, mais un petit groupe qui prend le frais dehors me salue et propose de l’aide.

L’entrée du restaurant est à cinquante mètres, un portail vert surmonté d’un arbre au tronc tordu en guise de pergola. A l’intérieur, abrité par un toit de palmes tressées, un aimable fouillis de plantes, de cruches et d’objets divers, et une toile tendue sur toute la longueur de la cour décorée de peintures très « baladi ». Je ne vois que l’adjectif rustique pour traduire le mot baladi, que certains cairotes prononcent avec une moue de dédain. Moi j’aime bien, mais chacun ses goûts. Lire la suite »

chichathechaises1J’aime voyager léger. A part des foulards et quelques poteries du Fayoum, je n’ai pas acheté grand chose. Il y a pourtant deux objets que je voudrais rapporter en France : un cageot, trop fragile pour être mis en soute, trop encombrant comme bagage à main. Quoique qu’avec Egyptair, ai-je entendu dire, tout est possible.

Le deuxième objet, c’est une de ces tables, disons plutôt tablettes, en fer forgé, juchées sur quatre pieds graciles, sur lesquelles on pose le verre de thé et le verre d’eau, compagnons indispensables de la chicha. Lire la suite »