Finalement, les habitants de Gournah ont préféré leurs masures assises sur les tombes à la cité radieuse de Hassan Fathy. Les maisons étaient pourtant bien belles avec leurs voûtes et leurs murs de brique crue. Rêve d’architecte, qui aurait trouvé un meilleur accueil s’il avait été construit à proximité des colosses de Memnon par exemple. Mais on ne refera pas l’histoire. A présent, ils sont tous relogés à plusieurs kilomètres au nord de la Vallée des rois, dans des constructions en béton joliment peint en rose, étouffantes l’été, glaciales l’hiver. J’ai renoncé à pédaler jusque là avec mon vélo, pour ne pas risque l’insolation. Pourtant, à l’entrée de la route déserte, un immense panneau publicitaire annonce : « Welcome to new Gournah ! ». Lire le reste de cette entrée »