Gérard de Nerval a passé trois mois et demi au Caire entre janvier et mai 1843. Il se rendra dans le Delta, mais renoncera à embarquer pour Louxor, jugeant le voyage « trop long et trop fatigant pour voir de simples ruines, dont on se rend fort bien compte d’après les dessins. Les mœurs des villes vivantes sont plus curieuses à observer que les restes des cités mortes… »

Le 14 février, résidant au Caire, il écrit :

« Véritablement le soleil est beaucoup plus brillant dans ces pays que dans le nôtre, et il semble qu’on n’ait vu ce soleil-là que dans la première jeunesse, quand les organes étaient plus frais. C’est presque rajeunir de dix ans que de vivre ici. » Lire le reste de cette entrée »

Je m’étais munie de mon maillot de bain une pièce bien couvrant et d’un peignoir, pensant trouver les plages peuplées de femmes méduses faisant flotter leurs voiles ou de sombres statues cuisant stoïquement sur des chaises de plastique blanc. Mais pendant le Ramadan les musulmans avaient fui la côte, laissant la place à des familles entières de coptes venus du Caire et d’Alexandrie. Les bains de mer attisent la soif. Lire le reste de cette entrée »