L’hôtel Keylani à la terrasse accueillante est à deux pas du souk, qui ne ressemble en rien au dédale du Khan El Khalili. L’artère principale est une large allée qui longe la ville parallèlement au Nil. J’y achète quelques cadeaux à des prix raisonnables parce que je me débrouille en arabe et que j’ai tout mon temps pour discuter. Je m’attarde dans un magasin de masques hétéroclites qu’un jeune homme me fait visiter. Lire le reste de cette entrée »

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J’avais déjà pu constater, lors d’une visite au musée égyptien du Caire, l’incongruité d’un groupe de touristes russes à la peau laiteuse et aux tenues estivales au milieu des cairotes. Je pouvais lire dans les yeux des policiers et des gardiens à l’entrée des réactions diverses :

–  offusqués : « Cachez ces cuisses que je ne saurais voir ! »

–  méprisants : « Toutes des p… ces occidentales ! »

–  allumés : « La petite blonde en short, là, je me la ferais bien… »

Chez quelques soldats frais débarqués de la Haute Egypte, aveugles aux bras gélatineux et aux ventres flasques des plus âgées, je crus même déceler un regard émerveillé.  Juste émerveillé de contempler, comme un mirage en plein désert, deux ou trois jolies filles blondes aux cuisses de nymphes.

Ainsi un ami égyptien en visite à Paris, par une belle journée de printemps, regardant passer les jeunes filles à la terrasse d’un café devant l’esplanade du Louvre, s’était-il exclamé rêveusement : « C’est beau le printemps à Paris ».

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