marmitefoul1

De mes origines paysannes, j’ai gardé le goût des haricots mi-secs cuisinés à la tomate. Mon père les achetait au printemps sur le marché, dans leurs cosses blanches striées de rose, et on les écossait en famille. Leur longue cuisson dans un faitout, avec ail, tomates fraîches et bouquet garni embaumait la maison. Pas étonnant qu’en Egypte, j’aie tout de suite eu le goût du foul, de la marmite de fer luisant dans laquelle il mijote, invisible aux yeux des profanes.

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Parfois, le midi, on va acheter à manger dans un petit restau de Mounira, des pains baladi garnis de foul, une salade de babaghanough et du yaourt au concombre. Et on va consommer notre pique-nique à la terrasse, disons plutôt au trottoir, d’un café voisin ou à l’ombre d’un autre, sur Kasr El Eini.

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