La rue Hoda Sharawi au Caire donne sur la rue Talat Harb, qui relie la place du même nom à la place Tahrir, dont le monde entier connaît maintenant le sens littéral et symbolique. J’ai souvent emprunté la rue Hoda Sharawi pour aller au restaurant Felfela, mais surtout pour passer un moment dans l’ancien jardin du café Riche, qui abrite maintenant le roi de la chicha en plein air, été comme hiver. D’ailleurs le café s’appelle Al Boustan (le jardin).

Mais qui était Hoda Shaarawi ? Une grande dame révolutionnaire, et une des premières féministes égyptiennes, fondatrice de l’Union féministe égyptienne, en 1923. En cette journée du 8 mars, je voudrais lui rendre hommage ainsi qu’à toutes les égyptiennes engagées dans la lutte pour l’égalité et la démocratie, hier et aujourd’hui. Surtout aujourd’hui. Lire le reste de cette entrée »

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Jeanne est une belle jeune femme de 32 ans, parfaitement trilingue, titulaire d’un Master en sciences politiques, d’un diplôme en ressources humaines et de formations complémentaires en France. Employée comme secrétaire dans une structure française au Caire, elle est payée 5500 livres par mois, soit un « bon » salaire égyptien autour de 800 euros. Elle est passée, en sept ans, d’un poste à l’autre et se voit stagner professionnellement. Lire le reste de cette entrée »

Réveillée à 5h30 par quelques klaxons et braiements. Un vrai matin d’été caniculaire, une fraîcheur lourde déjà de la  chaleur à venir.

Je suis au guichet à 6h00. De là, je marche jusqu’à la vallée des reines toute proche et bien sûr, grâce à mon sens de l’orientation, j’atterris au village des artisans, où un gentil soldat, occupé à tremper son pain baladi dans une assiette de foul posée sur le capot de la voiture, m’indique la bonne direction. Lire le reste de cette entrée »

L’hôtel Keylani à la terrasse accueillante est à deux pas du souk, qui ne ressemble en rien au dédale du Khan El Khalili. L’artère principale est une large allée qui longe la ville parallèlement au Nil. J’y achète quelques cadeaux à des prix raisonnables parce que je me débrouille en arabe et que j’ai tout mon temps pour discuter. Je m’attarde dans un magasin de masques hétéroclites qu’un jeune homme me fait visiter. Lire le reste de cette entrée »

Au 19ème siècle, donc, quand tout le monde se servait en Egypte – mais il y eut aussi de grands égyptologues soucieux avant tout de préserver les trésors mis au jour-, la famille Abdel Rassoul, native de Gournah, village installé sur les tombes des nobles de Thèbes, se tailla une réputation de pilleurs de tombes. Et comme on ne finit jamais de payer pour les crimes commis par ses ancêtres, les autorités n’eurent de cesse de déloger les descendants d’Abdel Rassoul et tout le village de Gournah de leurs habitations assises sur les précieuses cavités qui leur servaient de cave, fraîche l’été, pas trop froide l’hiver. Lire le reste de cette entrée »